Tuyau PER, cuivre ou multicouche : que choisir pour votre plomberie ?
Publié le 4 min de lecturePar l’équipe Haim Plomberie

Ouvrez un mur dans un appartement marseillais des années 60 et vous trouverez du cuivre, parfois même du plomb ou de l’acier galvanisé. Ouvrez celui d’une salle de bain refaite l’an dernier : il y a de fortes chances pour que ce soit du tube rouge et bleu, comme sur la photo. Ce n’est pas une mode. Chaque matériau a ses points forts, et le bon choix dépend surtout de l’endroit où passe le tuyau.
Le PER, roi de l’encastré
Le PER, pour polyéthylène réticulé, est un tube en plastique souple. Rouge pour l’eau chaude, bleu pour l’eau froide, souvent blanc ou gris pour le chauffage. Il se vend en couronnes et, dans les murs ou les sols, on le pose presque toujours glissé dans une gaine, ce tube annelé qu’on voit sur les chantiers.
Son grand avantage, c’est cette souplesse. On peut faire passer une longueur continue du collecteur jusqu’au robinet, sans aucun raccord caché dans le mur. Et en cas de pépin, on peut parfois retirer le tube de sa gaine et en glisser un nouveau sans tout casser. Il ne craint ni le calcaire ni la corrosion, et il est moins cher que le cuivre.
Ses limites : il supporte mal les UV, donc pas d’installation apparente au soleil. Il se dilate avec la chaleur et, posé en apparent, il a tendance à onduler. Pas très joli sous un lavabo. Et il transmet un peu plus les bruits d’écoulement.
Le multicouche, le polyvalent
Le multicouche est un sandwich : une couche de plastique, une âme en aluminium, une autre couche de plastique. L’aluminium lui donne une qualité précieuse : il garde la forme qu’on lui donne. On le cintre à la main ou à la pince, et il reste droit, bien aligné le long d’un mur.
C’est pour ça qu’on le trouve souvent en apparent, dans les placards techniques, sous les éviers, en chaufferie. Il se raccorde principalement par des raccords à sertir, avec une pince spéciale. Il se dilate beaucoup moins que le PER et convient aussi bien à l’eau sanitaire qu’au chauffage.
Son point faible, ce sont justement les raccords : ils réduisent un peu le diamètre intérieur et représentent des points sensibles. Ils doivent être posés avec le bon outillage, et ceux qui ne sont pas sertis, comme les raccords à visser, doivent rester accessibles.
Le cuivre, l’indestructible (ou presque)
Le cuivre, c’est la plomberie traditionnelle. Rigide, durable, résistant à la chaleur et aux UV, joli quand il est bien posé en apparent. Un réseau en cuivre bien fait peut durer des décennies.
Mais il demande plus de temps et de savoir-faire : brasure ou soudure au chalumeau, cintrage précis. Il coûte nettement plus cher, et son prix suit les cours du métal. Il conduit aussi la chaleur, donc une canalisation d’eau chaude en cuivre non isolée perd des calories en chemin.
Il reste le matériau de référence pour certaines applications, notamment le gaz, où seuls des tubes et raccords spécifiquement certifiés sont autorisés. Pour le gaz, pas d’improvisation : c’est un travail de professionnel qualifié.
Et les anciennes canalisations en plomb ?
Si votre immeuble date d’avant les années 50, il peut rester des tronçons en plomb, reconnaissables à leur couleur grise mate et à leur métal mou, qui se raye à l’ongle. Le plomb est interdit depuis longtemps pour les nouvelles installations d’eau potable, car il peut migrer dans l’eau. S’il en reste chez vous, les remplacer lors de la prochaine rénovation est une vraie bonne idée. En copropriété, la question se pose aussi pour la colonne montante : voir notre article sur les colonnes d’eau en copropriété.
Alors, lequel choisir ?
Dans les murs et les sols : du PER sous gaine, en longueurs continues, depuis un collecteur. En apparent, dans un local technique ou sous un meuble : du multicouche, plus net et plus stable. Là où il faut de la résistance à la chaleur, pour du gaz ou pour une installation visible soignée : du cuivre.
Sur un vrai chantier, on mélange d’ailleurs souvent les trois. Ce qui compte, c’est que chaque raccord de transition soit adapté et que tout soit posé dans les règles. Et c’est le moment idéal pour y penser : lors d’une rénovation de salle de bain ou de cuisine, quand les murs sont ouverts.
Questions fréquentes
Peut-on encastrer du PER sans gaine ?
Dans les règles de l’art, le PER encastré se pose sous gaine, sans raccord dans la partie encastrée. La gaine le protège et permet, dans certains cas, de le remplacer sans casser.
Le multicouche est-il fiable ?
Oui, à condition d’utiliser des raccords de qualité compatibles avec le tube et de les sertir avec l’outillage adapté. La plupart des problèmes viennent de raccords mal posés, pas du tube lui-même.
Faut-il remplacer une installation en cuivre ?
Pas forcément. Un réseau en cuivre en bon état peut durer très longtemps. On le remplace s’il présente des fuites à répétition, de la corrosion, ou lors d’une rénovation complète qui change la distribution.
Un projet de rénovation de plomberie à Marseille ? Haim Plomberie vous conseille sur les matériaux adaptés à votre logement. Appelez le 06 21 05 01 66 ou voyez notre service plomberie.
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